P. 7. Panneau 7

Publié le par Jean-Emile Andreux

 

Panneau 7 : Auschwitz.


Les Mazures représentèrent donc l’antichambre de la mort avant Auschwitz selon l’expression très exacte du Professeur Danielle Delmaire de l’Université de Lille 3.

A la libération des camps, seuls 27 des déportés depuis les Mazures étaient encore en vie. Quelques précisions :

- 24 survivants d’Auschwitz ( 23 du convoi XV de Malines et 1 du convoi 66 de Drancy).

- Jacob LIWSCHITZ, resté au camp d’Austerlitz, annexe de Drancy et sauvé par la libération de Paris

- Jacques SPRINGER, évadé des Mazures le 18 novembre 1943, capturé à Charleville le 13 mars 1944 mais sous la fausse identité « aryenne » de Jean Bourgeois et envoyé en tant que résistant français au camp de Krëfeld

- Josef KOGANOVITSCH, évadé des Mazures le 17 juin 1943, arrêté par la Feldgendarmerie le 18 mars 1944 sous la fausse identité de Jules Verbruggen et interné au camp d’Essen comme réfractaire.


(Service des Victimes de la Guerre, Bx)

Registre de crématoire d’Auschwitz. En date du 21 janvier 1943, n° 2 : le matricule 70531. Celui-ci était tatoué sur le bras de :

Abraham LICHT, né à Dabrowa, Pologne, le 16 juin 1907. Commerçant.

O.T. Mazures : Vaisset et Scholzen.

Convoi XV (n° 236). Auschwitz. Détaché au kommando de la mine de Jawischowitz. Admis au revier d’Auschwitz (B 28) le 23 décembre 1942. Crématoire le 21 janvier 1943.


 Témoignage de David Kleimann :
 

"Le jour même de notre arrivée {à Auschwitz}, 180 hommes ont été désignés pour aller travailler dans les mines de charbon. D'après ce que j'ai entendu, les autres étaient envoyés dans les chambres à gaz...

 

 

Nous sommes donc allés, à 180 hommes, à la mine de Jawischowitz où on nous a mis en tenue de prisonniers et où on a été tatoués. Le matricule 70790 a été tatoué sur mon bras.

 

 

Nous avons ensuite été obligés de descendre dans la mine sous la menace d'hommes armés...Nous devions extraire du charbon, à trois, sur 12 m de long, 2 m de largeur et 1,50 de hauteur.

 

 

Nous devions travailler de 6h du matin jusqu'à ce que le travail désigné pour un jour soit exécuté. J'ai, plusieurs fois, continué à travailler jusqu'à 23h.

 

 

Au lever, nous recevions 300 gr de pain avec du thé. Après le travail, nous avions quatre pommes de terre, un demi-litre de soupe aux lentilles et 300 gr de pain.

 

 

Dans cette mine, nous étions 400 de toutes nationalités."

 

(8 décembre 1945, Pro Justicia n° 3593 Police d'Anvers, Rap 492 SVG)

 

 

 

 



 

 


 

 


 


 


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