P. 23. A la Société d'Etudes Ardennaises

Publié le par Jean-Emile Andreux

Marie-France BARBE : vice-présidente de la Société d'Etudes Ardennaises

Marie-France Barbe a permis la première conférence donnée sur le Camp pour Juifs des Mazures. Ce fut à Gué d'Ossus en octobre 2003. Salle comble et plus de deux heures à dérouler l'histoire connue (d'aucuns sur place) - inconnue (d'une majorité stupéfaite) de cet unique Judenlager de Champagne-Ardenne.

Grâce à Marie-France Barbe, alors directrice d'école mais aussi historienne réputée et polyvalente, un article compléta cette première conférence. Sous le titre : "1942-1944 : Les Mazures, un Judenlager oublié ?" et ce, dans "L'Hobette" (n° 13), Revue de la Maison de l'Histoire du Plateau de Rocroy et des Fagnes.

Un bref flash-back.

Les recherches sur le Judenlager des Mazures débutèrent en 2002 sur base du travail publié par Danielle Delmaire, professeur à Lille 3 et intitulé "Les camps pour juifs du Nord de la France" (MEMOR, 1987).

Le second ouvrage mentionnant également Les Mazures, devait être "La Résistance sur le plateau de Rocroy et ses versants", signé par Marie-France Barbe (Ed. Au Pays des Rièzes et des Sarts, s. d.). Au fil des pages, apparaissaient notamment les figures d'Emile Fontaine, de Georges Peuble et d'Emile Andry, tous trois résistants ayant assumé un rôle qui se révéla primordial dans le sauvetage d'évadés des Mazures...

Ainsi la tâche scrupuleuse de Marie-France Barbe a-t-elle représenté l'une des sources alimentant les premiers balbutiements du travail de mémoire spécifique sur les Mazures et ses déportés juifs.

Aux titres d'historienne et d'enseignante, elle participa ensuite à la création de l'Association pour la Mémoire du Judenlager des Mazures (L. 1901). Ceci conformément aux statuts :

- "L'Association se propose comme lien organique entre les déportés ; les résistants ayant participé à leur sauvetage ; leurs familles et leurs proches ; les professionnels concernés (archivistes, chercheurs, enseignants, historiens…) ; de même que tous les démocrates motivés sans autres considérations d’ordre politique, religieux, philosophique, linguistique ou encore basées sur le sexe ou la nationalité."

Le premier acte public de l'Association, se traduisit par une cérémonie d'inauguration d'une pierre du souvenir, sur le site même du Judenlager, le 16 juillet 2005. Marie-France Barbe y assura le rôle de coordinatrice. En témoigne ce cliché. Pour dévoiler le monument et sa plaque de bronze, elle seconde Josef Koganovitsch, seul rescapé des Mazures vivant encore en Europe.

Depuis, Marie-France Barbe continue à ne point ménager ses soutiens à l'Association. Ainsi en ayant participé à la conception de l'exposition itinérante montée par la Bibliothèque centrale de Charleville-Mézières (sous la responsabilité de Florence Subissati). Ou encore en prenant en charge des projections de documents et archives lors de conférences illustrées sur les Mazures.

Publiant notamment la Revue Historique Ardennaise et à la base du Musée des Ardennes, la vénérable Société d'Etudes Ardennaises vient de renouveler son conseil d'administration. Et d'élire à sa vice-présidence Marie-France Barbe.

Après avoir pris connaissance de ce qui précède, les lecteurs comprendront combien cette vice-présidence nous réjouit. Car aussi justifiée que pleinement méritée.

 

 

 

 

 

 

 

 

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ANDRY Jean Pierre 19/03/2006 09:19

cette nomination de Marie France ne peut être que bénéfique pour la vérité et l'histoire.