P. 27. Schlama Zwern et Ferdinand Topper

Publié le par Jean-Emile Andreux

Deux descendantes de déportés des Mazures :

la fille de Schlama ZWERN et une petite fille de Ferdinand TOPPER :

Présidente de l'Association pour la Mémoire du Judenlager des Mazures, Yaël REICHER vient d'élargir l'Association en renouant des échanges avec Annie PERREZ.

 

 

Son père, Schlama (Salomon, Charles, Slamek) ZWERN naquit en Pologne - à Zawierce - le 31 juillet 1893. Il exerçait la profession de coiffeur à Anvers avant sa déportation aux Mazures afin d'être mis au travail forcé pour l'Organisation Todt, plus précisément au bénéfice de l'entreprise française Vaisset.

La nuit du 23 au 24 octobre 1942, Schlama ZWERN se retrouva victime du tri renvoyant en Belgique ceux du Judenlager qui n'étaient pas de nationalité belge.

De Revin, leur convoi se rendit à Malines pour compléter le XIV-XV partant pour Auschwitz le même jour (24 octobre 1942). Le n°60 du XV fut attribué à Schlama ZWERN.

Il disparut à Auschwitz sans que d'autres traces soient retrouvées dans les archives consultées jusqu'à présent. Son épouse, ZWERN Faigla, l'avait précédé dans la mort car elle figurait dans le convoi VI (n° 899).

Selon Annie PERREZ, son père a jeté d'un train (celui de Revin ou celui vers Auschwitz ?) une lettre qui fut effectivement postée par des personnes compatissantes. Ce dernier courrier parvint à destination !

(Réf. Dossier individuel au Service des victimes de la guerre).

Sur ce Blog, la page consacrée au Sammellager de Malines précisait que le tout premier document retrouvé sur le Judenlager des Mazures n'était autre qu'une attestation. Rédigée par l'entrepreneur allemand Scholzen et portant le cachet : « O. T. Lager Les Mazures », cette attestation concernait l'un des déportés : Ferdinand TOPPER. La lettre est archivée au Joods Museum van Deportatie en Verzet.

 

 

(JMDV)

 

 

 

 

 

Yaël REICHER a établi un lien avec Brigitte TOPPER, petite fille de déporté. Celui-ci s'évada des Mazures avant d'être victime de la Shoah.

Ferdinand TOPPER naquit à Anvers, le 24 février 1903. Seule profession figurant dans son dossier individuel au Service des victimes de la guerre : laveur de vitres.

 

 

Avec ses camarades Anversois, il fut déporté le 18 juillet 1942 vers Les Mazures. Son travail forcé dépendait des entreprises Vaisset et Scholzen. En consultant les fiches Vaisset, il apparaît qu'il n'y figure plus après le 21 octobre 1942. Ce qui permet de dater son évasion à quelques jours près.

Ayant rejoint Anvers par ses propres moyens, il devait y tomber aux mains de la SIPO qui l'incarcéra à la prison de la métropole portuaire le 23 juin 1943. Soit près de huit mois de liberté clandestine !!!

Ferdinand TOPPER fut transféré à Malines le 16 août. Le 20 septembre 1943, le convoi XXIIB l'emporta avec le n° 79.

 

 

Selon un Jugement prononcé à Anvers le 14 juillet 1949, il serait décédé à Auschwitz en 1944. Ce qui venait mettre fin à d'inutiles et cruels espoirs tels que ceux provoqués par une fiche de recherche en date du 23 octobre 1945 et mentionnant : "vu dernièrement à Varsovie "...


Ferdinand TOPPER (SVG)

En participant à de telles retrouvailles, ce Blog remplit l'un de ses rôles.

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