P. 38. Henri KICHKA et Joël KOTEK au CCLJ

Publié le par Jean-Emile Andreux

Deux conférences au CCLJ de Bruxelles

Du programme très diversifié du CCLJ au mois de mai, se détachent deux soirées proposées par des auteurs marqués par la Shoah.

Le 2 mai : Henri KICHKA

Ses souvenirs sont rassemblés dans "Une adolescence perdue dans la nuit des camps" (Editions Luc Pire).
Seul survivant de sa famille, Henri KISCHKA est rescapé de non moins de ... onze camps successifs.
Aucune histoire de déporté(e) n'est vraiment semblable à celle d'un(e) autre. Car contrairement à la volonté des nazis, celles et ceux emmenés en convois sur Auschwitz et sur les autres lieux d'une mort organisée et industrielle, ne furent pas diminués définitivement en "morceaux" ni en "matricules". Et chaque témoignage porte son poids d'une humanité sauvegardée et personnelle.
Mais revenir de onze camps différents...Peu auront échappé à une telle accumulation représentant selon l'expression de l'auteur "1.1150 jours en enfer" !

Rencontre débat sur le thème "Mémoire et défense des libertés".
A l'auditorium Jacob Salik du Centre Communautaire Laïc Juif
Rue de l'Hôtel des Monnaies 52 à 1060 Bruxelles
Une initiative du CCL avec le cercle Janson et le soutien de la Librairie Filigranes.




Le 12 mai : Joël KOTEK

Avec Gérard SYLVAIN, cet historien a étudié plus de 500 cartes sur le thème de "La carte postale antisémite. De l'affaire Dreyfus à la Shoah" (Berg Int. Editeurs).
Tous les clichés, poncifs et autres obsessions de l'antisémitisme s'y retrouvent :
avec des Juifs de service ennemis du cléricalisme catholique, mais encore de la nation les hébergeant, mais aussi de l'armée cette institution  intouchable.  Avec le Juif trop pauvre et celui immensément riche. Le Juif des caricatures hideuses et donc soi-disant reconnaissable au premier coup d'oeil grâce au nez, à la bouche, à la silhouette... Le Juif des complots voire des assassinats rituels. Le Juif pour lequel il n'y a pas assez de mots insultants et haineux pour décrire tous les maux de la terre dont il est très évidemment coupable !!!
Bref : quand la carte postale sert elle aussi de matériel efficace et direct de propagande populaire.

Cette conférence sera accompagnée de diapositives.
A l'espace Yitzahak Rabin du CCLJ
En collaboration avec l'Institut de la Mémoire audiovisuelle juive et le soutien de la Librairie Filigranes.

Informations complémentaires et réservations :
CCLJ : 0032 (0)2 543 02 70
info@cclj.be


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