P. 199. Illustrations de 2 des 5 dossiers honorés à l'Assemblée nationale

Publié le par Jean-Emile Andreux

 

Quelques instantanés sur la suite et la fin de la cérémonie organisée par le Comité français pour Yad Vashem le 3 décembre (2).

Aux dossiers de Gina LIBERA ainsi que de Marie et de Charles-Henri GUY, puis de Marthe LICINI et de son fils Alphonse, et enfin d'Emile FONTAINE, d'Annette et de Camille PIERRON (p. 198 du blog), succèda celui de Nestor et de Roger PRIME.

 

Présentation des deux derniers hommages par Fleur Kuhn

 

Ardennais de Baâlons, Nestor PRIME et son fils Alphonse abritèrent dans leur ferme et pendant huit mois - soit jusqu'à la libération de septembre 1944 -, Abraham Rosenberg dont toute la famille fut frappée par la Shoah. Son épouse Jachette tomba dans une rafle en juillet 1942 et ne revint pas d'Auschwitz. L'aîné de leurs enfants, David, fut lui aussi déporté survécut. Malka restée elle à Paris, finit par tomber dans les arrestations d'août 1943 et disparut à Auschwitz. Une famille de Soissons sauva Binem. Quant à Genia, elle échappa heureusement aux persécutions. (Sauf erreur ou omission involontaires, ces lignes s'inspirant du texte d'hommage reçu pour la rédaction de la page 190)

 

 

 De G. à Dr. : Francine Prime, Béatrice Rosenberg, J C Roos (CFYV), Thierry Rosenberg

A titre posthume, médailles et diplômes ont été remis à Francine Prime, petite-fille de Nestor PRIME et fille de Roger PRIME.

 

 

Diplôme d'Honneur et Médaille au nom de Jeanne HENRI ROBERT 

 

Autant de juifs évoqués dans chacun des cinq dossiers, autant d'individualités hors du commun. Ce constat évident est conforté par la figure remarquable de Gisèle Godlewski. Contrairement à ses parents et à sa soeur qui fuirent un Paris empoisonné par l'antisémitisme le plus cruel, Gisèle resta dans la capitale pour ne pas abandonner ses études d'infirmière-assistante sociale. Et alors que sévissent les rafles de juillet 1942, elle sera volontaire pour venir au secours des familles juives littéralement parquées au Vélodrôme d'Hiver. Là, elle assistera une mère dans son accouchement et le bébé né dans de si pénibles circonstances lui devra la vie sauve.

Selon l'insupportable classification nazie, Gisèle Godleswski est "demi-juive". Arrêtée une première fois, elle se retrouve libérée pour ce motif. Sa seconde arrestation s'accompagne de tortures. Motif : elle a créé un réseau clandestin avec André Baur. Puis c'est Drancy. Gisèle participe à la tentative de creusement d'un tunnel d'évasion. Après l'échec de cette tentative, elle saute du convoi l'emmenant vers Auschwitz. Après pas moins d'une vingtaine de caches successives, elle trouve en Jeanne HENRI ROBERT celle qui mettra fin à sa longue et dangereuse errance. Les abris offerts généreusement par la première épouse de Paul Reynaud, se confirmeront aussi fiables que salvateurs.

 

De G. à Dr. : la fille de Gisèle Godlewski, J C Roos (CFYV), Viviane Saül (CFYV), la fille de Jeanne HENRI ROBERT

 

Le dernier mouvement du quatuor à cordes n° 13 de Franz Schubert a marqué la fin de cette cérémonie où d'authentiques émotions l'emportèrent sur tout protocole.

 

 

Notes :

- Rappel : Un Diaporama retrace la cérémonie sur le site de l'Ambassade d'Israël en France.

- Photos Jean-Emile Andreux.
 

- Pour plus de clichés de cette cérémonie, il vous est loisible de cliquer dans l'"Album photos" (colonne de droite de cette page) sur : "Assemblée nationale 3/12/2007".

 

 

Publié dans Yad Vashem

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